Un maillot de foot moderne est tissé à près de 100 % en polyester, le plus souvent recyclé chez les trois grands équipementiers. Ce choix n'est pas économique mais technique : le polyester est hydrophobe, il ne retient pas la sueur mais la déplace vers la surface du tissu, où elle s'évapore. Nike, Adidas et Puma déclinent chacun deux technologies — une pour la version supporter (Dri-FIT, AEROREADY, dryCELL), une pour la version joueur (Dri-FIT ADV, HEAT.RDY, ULTRAWEAVE). Et sur notre relevé de 20 clubs en juillet 2026, un maillot officiel coûte 98 € en moyenne contre 46 € pour une réplique : l'écart paie la licence, le marketing et la distribution, pas la matière. Voici comment ces tissus fonctionnent, marque par marque.
Comment fonctionne un tissu respirant ?
Le polyester est une fibre hydrophobe : elle n'absorbe quasiment pas l'eau. Sa reprise d'humidité est d'environ 0,4 % de son poids, contre 7 à 8 % pour le coton. La sueur ne s'installe donc pas dans la fibre : elle circule par capillarité entre les fils, remonte vers la face externe du maillot et s'y évapore. Le corps reste au sec et le maillot garde son poids.
Le coton fait exactement l'inverse. Il absorbe la transpiration, se charge en eau et reste plaqué, froid et lourd, contre la peau. C'est pour cette raison qu'aucun maillot de match n'est en coton : on n'en trouve que sur certaines pièces lifestyle ou rétro, qui ne sont pas pensées pour l'effort.
Quelles technologies de tissu utilise chaque marque ?
Les trois grands équipementiers appliquent le même principe — déplacer la sueur vers l'extérieur — sous deux noms chacun : un tissu pour la version supporter, un tissu plus poussé pour la version joueur.
| Marque | Version supporter | Version joueur | Sensation |
|---|---|---|---|
| Nike | Dri-FIT | Dri-FIT ADV | La plus technique en version joueur |
| Adidas | AEROREADY | HEAT.RDY | Maille dense, tenue solide |
| Puma | dryCELL | ULTRAWEAVE | Le plus léger et extensible |
Chez Nike, Dri-FIT ADV combine une maille cartographiée par zones et des perforations ciblées : c'est la version joueur la plus technique des trois. Chez Adidas, la maille est plus dense et les coutures renforcées — le maillot vieillit bien ; la marque a en outre lancé Climacool+ en 2026 pour compléter sa gamme. Chez Puma, ULTRAWEAVE est le tissu le plus léger et le plus extensible du marché.
Version joueur ou version supporter ?
La version joueur reprend le tissu porté sur le terrain : maille plus légère, zones mesh sous les bras et dans le dos, coupe ajustée près du corps. Elle coûte 20 à 40 € de plus que la version supporter. En contrepartie, sa coupe serrée pardonne peu : elle est taillée pour l'effort, pas pour la tribune.
La version supporter utilise la technologie de base de chaque marque, avec une coupe droite et une maille un peu plus épaisse. C'est la plus confortable au quotidien, et celle que portent la plupart des fans.
Le tissu d'une réplique est-il différent ?
Pas fondamentalement : une réplique utilise la même famille de polyester maillé que la version supporter des grandes marques. Sur notre relevé de 20 clubs en juillet 2026, le maillot officiel coûte 98 € en moyenne et la réplique 46 €. Cet écart de 52 € paie la licence, le marketing et la distribution — pas la matière.
Le relevé complet, club par club, est dans notre étude de prix 2026. Et pour départager les trois marques tissu par tissu, notre comparatif Nike, Adidas, Puma les passe en revue poste par poste.
Comment entretenir le tissu d'un maillot ?
- Lavage à 30 °C maximum — au-delà, le polyester se détend et le flocage commence à se décoller.
- Jamais de sèche-linge — la chaleur fixe les plis et abîme les transferts thermocollés.
- Maillot à l'envers dans le tambour — le flocage et les sponsors ne frottent pas contre le reste du linge.
Le protocole complet, tache par tache, est dans notre guide d'entretien du maillot et du flocage.
Choisir son maillot
Répliques en polyester respirant, tailles S à XXXL, flocage nom et numéro en option.



